« Beaucoup de gens ont un arbre planté dans la tête, mais le cerveau lui-même est une herbe beaucoup plus qu’un arbre. » G. Deleuze & F. Guattari, Mille plateaux, Ed. de Minuit.


Étant particulièrement inspiré par l’image que suscite en lui cette citation de Deleuze et Guattari, Michael A. Robinson se réfère souvent à celle-ci afin d’expliquer la façon dont sa production artistique s’engage simultanément dans une multiplicité de directions. Or, la pluralité de ses expériences artistiques ou encore, l’absence d’une linéarité manifeste entre ses œuvres ne démontre point que l’artiste est partisan d’un simple éclectisme méthodologique. En fait, si un discours particulier se profile, il se base sur une définition de l’œuvre comme étant, avant tout, le résidu de gestes performatifs plutôt que de la mise en valeur d’une compétence dans l’exécution. D’où leur caractère poétique et leur présence retentissante. En combinant langages figuratif et formel, approches conceptuelle et expressionniste, l’artiste poursuit une démarche où les œuvres jouent délibérément sur la candeur des gestes inhérents au travail de création artistique.


Son processus artistique est composé de liens tissés, puisant dans de multiples références, misant sur la transparence plutôt que la rigueur, le parcours plutôt que la destination, la transformation et l’ouverture plutôt que la conclusion et l’affirmation. Les œuvres de Robinson constituent un déploiement du subconscient en action plutôt qu’une interprétation du subconscient. Comme spectateurs ou « regardeurs », nous sommes appelés à apprécier ses œuvres non seulement pour la finalité de leurs formes, mais en creusant d’abord dans l’expérience artistique qui les précède. Ce regard sur l’expérience artistique a un impact déterminant et parfois déstabilisant sur notre expérience esthétique.


Les œuvres de Michael A. Robinson à été présenté à plusieurs reprises à l’occasion d’expositions individuelles, notamment à la galerie Pierre-François Ouellette, Montréal (The Debris Field, 2008, et Faits Divers, 2004), Expression - Centre d'exposition de Saint-Hyacinthe, (L'horizon des événements, 2008), au Centre d'exposition CIRCA, (Speed Giants, 2006), à SKOL Centre des arts actuels, Montréal (Sweet Dreams, 2003). Ses plus récentes participations à des expositions collectives comprennent Québec Gold, 2008, Reims, France, la Biennale nationale de sculpture contemporaine, 2006, à Trois-Rivières, Québec, Treehouse, 2006, Galerie Liane et Danny Taran, Montréal, Québec, L’écho des limbes, 2005, Galerie Leonard and Bina Ellen, Montréal, et Avancer dans le brouillard, 2004, Musée national des Beaux-arts du Québec.


Depuis 2007, il a enseigné à l’université de Québec à Montréal dans le département d’arts visuels et médiatiques comme chargé de cours.


On retrouve ses œuvres dans de nombreuses collections privées et publiques, dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée National des Beaux-arts du Québec et de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada.


«Many people have a tree growing in their heads, but the brain itself is much more like grass than a tree. » G. Deleuze & F. Guattari, Mille plateaux, Ed. de Minuit.


Strongly affected by the imagery of this particular quote from Deleuze and Guattari, Michael A. Robinson reflects on his artistic production as being at once diffused in a multiplicity of directions. But the plurality of his artistic experiences or the absence of linearity between his various works should not be interpreted as a simple commitment to methodological eclecticism. In fact it is fundamental to understand that his works function first and foremost as residues of performative actions and experiences rather than displays of alleged competence. Hence their poetic nature and resounding presence.


His artistic process is thus composed of loosely woven connections and multiple references which have no clear subject or object. Rather than trying to develop an interpretation of his subconscious, Robinson’s production process favours a display of the subconscious in motion.


By combining figurative and formal languages and conceptual and expressionist approaches, Robinson’s works play deliberately on the complexity and intimacy of the creative act as it relates to contemporary artistic production. The artist’s works are the results of tangled ideas, thoughts and experiences which esteem transparency over rigor, practice over the final product, transformation and opening over conclusions and affirmations.


As viewers then, we are invited then to consider his artworks not only for the finality of their appearances, but also for the process and inspiration which determined them in the first place.


Michael A. Robinson’s works have been presented in many solo exhibitions, recently at gallery Pierre-François Ouellette, Montréal (The Debris Field, 2008, and Faits Divers, 2004), Expression - Centre d'exposition de Saint-Hyacinthe (The Event Horizon, 2008), at Centre d'exposition CIRCA, (Speed Giants, 2006), à SKOL Centre des arts actuels, Montréal (Sweet Dreams, 2003). His most recent group shows include Québec Gold, 2008, Reims, France, la Biennale nationale de sculpture contemporaine, 2006, in Trois-Rivières, Québec, Treehouse, 2006, Galerie Liane and Danny Taran, Montréal, Québec, L’écho des limbes, 2005, Galerie Leonard and Bina Ellen, Montréal, and Avancer dans le brouillard, 2004, Musée national des Beaux-arts du Québec, Canada.


Since 2007, he has taught part-time at the University of Quebec in Montreal within the Department of Visual and Media Arts.


His works are part of numerous public and private collections. Included are the Museum of Contemporary Art in Montreal, The National Museum of Fine Arts in Quebec, and the Canada Council Art Bank.